BUSNES
Mes sources : Guy Liéven et André Lemoine (textes et photos trouvés sur des documents d’archives ou sur internet, réalisé par Guy
- D'où vient le nom de Busnes ?
- Cartes de Cassini
- Carte actuelle
- Vue satellite
- Situation
- Lieux-dits habités
- centre ville
- Château de Beaulieu
- Ferme des Trois Cours
- Ferme du Quesnoy
- L'Eclème
- L'Épinette
- La Hollanderie
- La Miquellerie
- La Pierrière
- La Rue Basse
- Rue de la Brasserie
- Rue de la Passerelle
- Illustration avec l’album de Croy
- HISTOIRE DE BUSNES
- Histoire tragique
- Histoire de paysans
- Histoire d'eau
- Histoire sacrée : Les Chapelles
- Notre Dame des Ardents
- Notre Dame Des Ardents
- Notre Dame de Lourdes
- Notre Dame Auxiliatrice
- St Antoine de Padoue
- Notre Dame du Bon secours
- Notre Dame Du Bon Secours
- Notre Dame de la Salette
- La chapelle du Quesnoy - XVIIIème siècle
- Histoire sacrée : L'église
D'où vient le nom de Busnes ?
Le nom du village viendrait du nom de la rivière qui le traverse: "Butneti fluvius", la rivière qui prend sa source à quelques kilomètres de là, à Lillers, hameau de Cantraine. Il pourrait également être la déclinaison d'un mot celte: "Bu" qui signifiait "habitation" ou de mots d'origine romaine: "Buum", "le pays du buis" ou "Boum", "le pays des bœufs"....
Au cours des siècles, ce nom a quelque peu changé:
- BUGNA et BUNE au 11ème siècle,
- BUISNE, BUENNE et BUINA vers le 13ème siècle,
- BUSNE au 15ème siècle,
- BUSNES les LILLERS au 16ème siècle,
- BUENNE au 17ème siècle,
- Et BUSNES ensuite...
En l'an 1043 le Sire de Lillers, WENEMAR, possédait un immense territoire et des terres à Busnes. Fut-il pour quelque chose dans la construction de la première église de Busnes ?
Dans son testament rédigé en 1043, WENEMAR déclare faire don de l'autel de l'église de Busnes au chapitre de Lillers. C'est la Charte de la fondation de la Collégiale de Lillers qui rapporte ce fait. L'existence d'une église laisse à penser qu'une concentration conséquente d'habitations formait déjà à cette époque un village...

Cartes de Cassini

Carte actuelle

Vue satellite

Situation
Département : Pas-de-Calais (62) - Région : Nord-Pas-de-Calais Maintenant Hauts-de-France
Code postal : 62350 Code Insee : 62190
Latitude : 50,58° Nord – Longitude : 2,52° Est
Population : 1,3 milliers d'habitants
Superficie : 962 hectares
Altitude moyenne : 19 mètres
Chefs-Lieux :
· Chef-lieu de canton Lillers (62190)
· Chef-lieu d’arrondissement (Sous-Préfecture) Béthune (62400)
· Siège du diocèse Arras (62000)
· Chef-lieu de département (Préfecture) Arras (62000)
· Chef-lieu de région (Préfecture de Région) Lille (59000) - Nord-Pas-de-Calais
Lieux-dits habités
• Château de Beaulieu
• Ferme des Trois Cours
• Domaine ex Ferme du Quesnoy
• L'Eclème
• L'Épinette
• La Hollanderie
• La Miquellerie
• La Pierrière
• La Rue Basse
• Rue de la Brasserie
• Rue de la Passerelle
centre ville

Château de Beaulieu

Ferme des Trois Cours

Ferme du Quesnoy

L'Eclème

L'Épinette

La Hollanderie

La Miquellerie

La Pierrière

La Rue Basse

Rue de la Brasserie

Rue de la Passerelle

Illustration avec l’album de Croy

En cartouche : »Busnes ».-La vue paraît prise du nord-est. Juxtaposition d’images
Le terroir de Busnes est trop vaste (995 hectares) et son habitat trop dispersé pour qu’on le fasse tenir dans une seule miniature. Le peintre, comme toujours en ce cas-là, a choisi de ne représenter que la partie « agglomérée » du village. Mais cette manière de faire prive le commentateur de points de repère d’autant plus précieux que la régularisation du système hydrographique , postérieure de toute façon à Charles de Croÿ, a totalement bouleversé les lieux et, parfois, le paysage. Tout ce qui suivra est donc, dès maintenant, placé sous le signe du doute.
Au premier plan, hauteur immaginaire (car où se placer dans le « Bas-Pays » pour voir les choses de si-haut ?)
Au-delà, première image. Chemin sur lequel un paysan porte une « poche » de blé, moulin en bois sur pioche et, sur un espace labouré, abrité d’arbres, habitation. On pourrait se trouver, au nord dce Busnes, près de la Hollanderie. A gauche, la rangée d’arbres pourrait être une drève conduisant à l’une des grandes fermes parsemées dans la campagne.
Une autre image occupe en tout ou partie le centre de la miniature. On y voit la Rivière de Busnes (au nord de l’agglomération, mais très proche d’elle, comme aujourd’hui), des maisons, un corps de logis en pierre et couvert de tuiles, cantonné d’une tourelle cylindrique coiffée d’une poivrière (Beaulieu que l’on attendait plus loin ?) et l’église paroissiale.
Édifice en pierre. Nef couverte d’ardoise et pouvant avroir trois travées. Tour cantrale (comme dans la réalité) paraissant carrée (en fait polyganale), étage des cloches éclairé par deux fen^tres sur chaque face, chemin de ronde, fl^che de pierre. Chœur d’une ou deux travées, couvert de tuiles, chevet plat, grande fenêtre dan l’axe, surmontée d’oculus.
Devant l’église, deux constructions en pierre et couvertes de tuiles. L’une d’elles pourait être un chapelle entrée su le chœur.
À gauche de la rivière, autre image ? en tout cas, une autre partie du village. Plus loin, paysage du Bas-Pays et , à l’horizon, les hauteurs au-dela de Lillers ( ?).
L’église (en partie romane comme plusieurs de ses voisines) a été construite dans la seconde moitié du XIXe siècle.
HISTOIRE DE BUSNES
D'après M. Harbaville, le nom de Busnes remonte à une haute antiquité. Nous le voyons en effet figurer déjà, dès l'an 1043, dans un acte authentique, puis en 1240, dans une donation faite à l'abbaye de Mont-St-Martin.
Autrefois, selon l'annuaire statistique de 1814, ce village s'appelait Bunetum, Buenne mais, selon nous, son nom pourrait bien venir de celui d'une petite rivière Bulneti fluvius, qui prend sa source à Canteraine pour traverser Busnes par Beaulieu, et se précipiter dans la Lys à St-Venant. L'église est là debout depuis bien des siècles faisant anciennement partie du diocèse de Thérouanne, puis de celui de St-Omer jusqu'à la révolution de 93. La paroisse de Busnes était alors du doyenné de Lillers dont le chapitre nommait à cette cure, qui, avec le curé et ses vicaires, jouissait d'une part de la dime partagée avec l'évêque diocésain, selon la teneur d'un testament de Wenemar, sire de Lillers, l'an 1043, d'après Etienne Le Pez, religieux de St-Vaast.
Le curé de Busnes fut quelquefois honoré du titre de doyen de la chrétienté de "Lillers. En ce temps, ce village appartenait à l'Artois, d'abord en partie, du bailliage de Lillers, puis en totalité, d'après Maillart, dans son traité sur les limites, 21 septembre 1664. Son église, partie en pierres blanches, ainsi que la tour, indique les caractères architectoniques de la dernière moitié du XII° siècle, ou au moins de la première période du treizième le reste en briques rouges, par son alliance de l'architecture romane au gothique, appartient au style mixte ou de transition. Elle est divisée en trois nefs, séparées par des arcades cintrées au nombre de six reposant sur des colonnes dont les chapiteaux coniques ont la forme néogrecque. On n'y remarque point de transept, parce qu'à l'époque où elle fut construite, cet emblème mystérieux de la croix était peu connu, et n'avait pas encore acquis le développement qu'on lui donna depuis, au XIII» siècle.
La longueur de cette église, dans œuvre, est de 30 mètres, sur 17 m. 50 de large, prise du portail à la tour. Son élévation, dans la grande nef, porte 10mètres sur 6 m. 57 de largeur, et les bas-côtés ont 8 mètres de haut sur 2 m. 78 de largeur. Cet édifice religieux, détruit et brûlé en partie, lors des guerres de religion et d'Espagne avec la France, ainsi que nous l'indiquent quelques restaurations sur les murs les plus vieux, nous rappelle de plus les dévastations des bandes flamandes, commandées par Oudard de Renty, qui, en 1346, pour se venger de son insuccès, lors du siège de Béthune, vint se jeter dans les villages voisins où il causa d'affreux ravages Busnes eut sa grande part. Ses habitants, alors réfugiés dans leur église comme dans un fort, tinrent tête à l'ennemi, par une noble défense, comme depuis, ils le firent à diverses reprises, pendant les courses des Anglais, 1383, des Espagnols et des Français, 1537 à 1543 et 1657, d'après ce que nous venons de dire plus haut. Alors Condé, révolté contre son pays, à la tête de la cavalerie espagnole, va reconnaître Turenne à St-Venant, commandant un corps d'armée de 30,000 hommes. Le général français contraint cette ville qui, après un siège de sept jours poussé avec vigueur finit par se rendre, et les campagnes sont ravagées, les environs de Busnes surtout, à cause du passage des troupes sur la Lys, pour pénétrer dans la Flandre.
A quelque temps de là le prince d'Orange chargé, à son tour, du siège de St-Venant, partit avec vingt bataillons il fit exécuter une tranchée qui allait depuis la rivière de Robecq jusqu'au grand chemin qui conduit à Busnes, près de l'église.
C'est vers cette époque que naquit une des célébrités de ce village, d'après Ferry de Locre Jean d'Ongoys, vivant au xvi6 siècle, et auteur d'un Prorntuirium ou abrégé de l'Histoire universelle, livre qui jouit de quelque estime avant la publication de l'immortel ouvrage de Bossuet, Si nous traversons la paroisse de Busnes, sur la route départementale de Lillers à St-Venant, l'un des pignons de l'église attirera certainement les regards du touriste, ou ceux de l'archéologue. En effet, cette partie si imposante de l'édifice sacré, la plus intéressante sous le rapport de l'art, est étagée d'arcatures lancéolées et superposées. Il nous rappelle le triplet roman en mitre ou fronton. Au centre se trouve une fenêtre ogivale, divisée par un meneau qui repose sur un masque humain, taillé dans la pierre. Ce côté du monument, épargné par la guerre, a su résister aussi à toute influence corrosive. Au-dessus, dans l'angle du pignon, s'encadre une baie simulée, ou peut-être une niche, portée par deux colonnettes, sur lesquelles s'appuie une arcade gothique aiguë, surmontée d'une croix. Cette baie repose sur une fenêtre double, formée par des arcades ogivales évasées qui se rattachent à deux autres, et s'agencent parfaitement dans le pignon comme soutènements extérieurs. Le tout est porté sur l'arcade lancéolée de la baie qui éclaire l'intérieur. Cette baie est divisée par un meneau perpendiculaire jusqu'à la hauteur de la naissance de l'arcade où il se bifurque en découpures lobées.
Ce pignon de pierres blanches repose sur un soubassement en grés il porte 7 m. 86 de hauteur dans l'intérieur des chapelles, sur 5 m, 32 de largeur à la partie supérieure, ad-extrà, il s'appuie sur deux piliers butants avec ornements. Le clocher de Busnes, aux proportions larges, couronne le centre de l'édifice au point de jonction de la nef et du chœur. Sur cette construction assez élevée, on aperçoit des baies ogivales, à arcade pointue, ornées de colonnettes. Au-dessus serpente, en pierre blanche, une ligne brisée par un cintre formant archivolte, ou arcature en saillie, pour abriter le cadran de l'horloge, contre les injures du temps. On y voit de plus une ou plusieurs ouvertures étroites peut-être ce sont les derniers vestiges des créneaux qui autrefois défendaient la tour, point de mire des assiégeants contre les habitants réfugiés dans leur église, lors de nos guerres du XIIIe et du XIVe siècle.
Cette tour, qui se terminait primitivement par une flèche élégante et en pierre, finit aujourd'hui par une pyramide peu visible, de mauvais goût, et surmontée d'une croix en fer. Sexangulaire à sa base, cette tour est entourée d'une galerie assez simple, couronnée de quelques pierres aux angles et au centre, rares jalons, sans doute, des mâchicoulis qui la défendaient au temps du moyen-âge. Aux coins de cette tour, vers le haut, on aperçoit quatre petites colonnes reposant sur une corniche dont l'ensemble porte, du sommet à la base, 22 mètres d'élévation, sur 4 m. 22 de largeur.
L'église de Busnes, avant la révolution, possédait trois cloches, aux sons graves et mélodieux le gouvernement de 93 en prit deux, pour laisser la plus forte à la commune, brisée seulement en 1853 par cas fortuit. Cette cloche pesait 1,503 kilos 50O grammes elle portait l'inscription suivante « Messire Claude de Croy, comte de Eoeux et du St-Empire, seigneur de Beaurainville et Chateau, Maistre d' hostel des archiducs, capitaine général d'une compagnie entretenue; et dame Destourmeï, Houdoin, Lampres, Busne, son épouse. 1619. »
Aujourd'hui cette église ne possède plus que deux cloches, dont la plus pesante est de 1,522 kilos 500 grammes, sur laquelle nous voyons une autre inscription de date plus récente, et que voici « J'ai été bénite par M. Félix Fourcroy, curé de Busnes, en présence de M. Blanqicin, maire, l'an 1853. J'ai été nommée Marie-Pauline, par M. Gustave-Henri de Baillard dél Bord de la Reinty, et dame Gàbrielle- Florence Bunker de Cohem, douairière comtesse de Busnes. » Une autre inscription sur la petite cloche est ainsi conçue « L'an 1786, j'ai été bénite et nommée Gomert, par M. François Legay, écuyer seigneur de Mascurre de 8cotel, et autres lieux; et par dame Françoise- Catherine Gomert, épouse de messire louis-Francois Cochet, écuyer seigneur de Corbemont, Busnes, Triainery, Quesnoy, Carïuy, et autres lieux. »
Nous pensons que cette petite cloche provient du château de Busnes qui avait une chapelle avant la révolution. La tour qui renferme ces cloches, du côté de la route départementale, est cachée par l'accotement disgracieux d'un escalier muré de briques qui y conduit, addition assurément peu flatteuse, sous le rapport de l'art. C'est en 1824 seulement qu'on a fait disparaitre la flèche dont on craignait la chute. Alors on a trouvé plus facile de la démolir pierre à pierre, au lieu de la consolider par une réparation intelligente, ce qui n'aurait point coûté davantage. Que n'y avait-il à cette époque, comme aujourd'hui, une commission archéologique, pour les édifices diocésains Le doyenné de Lillers, à l'heure qu'il est, compterait un monument de plus. Le porche principal de cette église rappelle les sièges qu'elle a dû supporter, comme le peu de goût dont ont fait preuve les maçons (c'est le vrai mot) qui l'ont restaurée à diverses fois; à une façade riche, en rapport avec le pignon que nous avons décrit, a succédé un mur des plus prosaïques, dans lequel on a découpé, sans proportion aucune, une porte d'entrée, encadrée dans deux colonnes plates et unies, surmontées d'un frontispice en triangle de bien pauvre style. Pourquoi le temps, pourquoi la guerre plus destructive encore n'ont-ils pas conservé les trois pignons qui devaient sans doute correspondre aux nefs intérieures, comme sembleraient l'indiquer des raccords sur les ailes, en lignes brisées, ce qui blesse singulièrement l'œil de l'observateur serait-ce pour cacher ce travail informe, que quelques lignes de tilleuls ont été plantées là, ou pour embellir la place qui fait face à l'église ?Y La toiture de ce monument, en partie détruite pendant nos guerres des XVIe et XVII" siècles, a été restaurée alors, ainsi que l'indique le millésime de cette époque qu'on remarque du côté sud du cimetière. Diverses réparations de ce genre coûtèrent à la commune de Busnes de 1810 à 1812, 2, 030fr. en 1813, 819 fr. et en 1853, 863fr. pour le plafond de la grande nef. Près du sanctuaire, et du même côté, existe une petite porte en grès, à arcade semi-circulaire, type habituel de l'époque qu'elle caractérise; elle est surmontée d'une imposte inachevée, au centre un écusson veuf d'armoiries. Cette porte donne accès à l'antique chapelle des comtes de Busnes, sous laquelle se trouve le caveau de sépulture où reposent leurs cendres..
Dans cet oratoire, sur l'autel, fixé contre le mur, on remarque un superbe bas-relief en pierre, de couleur noire, verte et or; il représente la descente de croix et l'embaumement de Notre-Seigneur par de saintes femmes et son disciple bien-aimé. Ce saint Apôtre est de plus indiqué à droite du monument, avec cette inscription Espoir consolle Northoud; à sa gauche, c'est Ste-Marguerite et ces mots S'il est en veu Bournel au centre sur les genoux de la Ste-Vierge accompagnée de St-Jean et de deux femmes, et dessous, cette autre inscription Dame Catherine de Baenst, fille de feu, Guy de Baenst + écuyer seigneur de Menovst-Kerke, etc., veuve de feu messire Anthoine de Northoud, seigneur du dict lieu, pour exécuter l'ordonnance et dernière volonté de feu messire Jehan de Northoud et son beau-père, fondateur de ceste chapelle, a fait faire ceste table d'hostel, 1562. Ce bas-relief, très-bien exécuté, est surmonté d'une élégante corniche avec frise enlacée de têtes couronnées, de fleurs, de fruits, et repose sur des colonnes ou cariatides qui représentent la mort enveloppée de draperies d'or, nous rappelant, par leur forme, les momies d’Égypte.
Les nervures de cette chapelle sont très-simples, comme toute la voussure. Construite en pierres blanches, elle a 5 m. 80 de hauteur, sur 4 m. 78 de largeur la clef de voûte porte une croix grecque sur le mur d'enceinte, à droite de l'autel, on aperçoit une pierre tumulaire, en marbre noir, assez bien conservée elle a 2 m. de hauteur et 1 de largeur. Sur le tailloir ou bordure sont gravés plusieurs écussons avec ces mots en caractères gothiques assez difficiles à lire Floury, Bournonville, Senlis, JVaroentigny ? Puis cette épitaphe Chy. gist noble demoiselle Athoynette de Floury, dame de S'amer, Segier, en son temps femme et épouse de nosble eseuyer Àthoine de Northoud, sg' de Miémon, laquelle trépassa MV quarante (1540). Priez Dieu pôu sô anie. Au centre de cette pierre se trouve un ange en pied, tenant en sautoir un bouclier, en forme de losange, avec armoiries presque effacées, supporté de la main droite, à l'un des angles et de la gauche, par un ruban, à la hauteur de l'épaule. Dans une autre chapelle, à gauche du chœur en entrant, semblable à celle dont nous venons de parler, et qui a 5 m.86 de hauteur, sur 5 m. 32 de largeur, est placé le simulacre ou la représentation du St-Sépulcre de Notre Seigneur, en pierre, et d'une assez belle facture. Il repose sous un dais, en forme de niche ornée, style de la renaissance. C'est le corps inanimé de Jésus, entouré de la Ste-Vierge, de Joseph d'Arimathie, de Nicodême et des saintes Femmes. Ces statues ont un mètre de hauteur; elles sont assez remarquables par leur proportion et l'expression des figures; dessous, un marbre noir relate cette inscription '.Anlhoine Pruvost et Jeune Denel sa femme, avec leurs deux filles Marguerite et Marie Pruvost, pour la décoration de cette église de Busnes, ont donné cette rememblance dv Saint-Sépulcre de Nostre-Seignevr Jésus-Christ, si ont aussi fondé une messe chantée annuellement et à perpétuité en la dite église, en l'honneur de monsieur Saint-Hubert avec procession, priez Dieu pour eux. Parmi les tableaux de quelques valeur qui décorent cette église, il en est un qui fixe surtout l'attention c'est, d'après M. Parenty, une descente de croix de l'école de Rubens. Un autre tableau, de petite dimension, peint sur chêne, ne manque pas non plus d'un certain mérite il représente Notre Seigneur en croix, les donateurs au pied, avec cette devise A l'honneur de Dieu et de la Ste- Vierge,Jean Réant et Jêne Dusaultoir sa femme, ont dôné cette table, priez Dieu pour eux. La cuve des fonts baptismaux, en grès, porte la date de 1440.
Quatorze fenêtres pour les nefs, cinq pour le sanctuaire, permettent à la lumière de pénétrer dans ce temple. Les premières, veuves de leurs meneaux, indiquent par des restes d'ornementation qu'elles en étaient enrichies autrefois. Le chœur, les chapelles qui l'accompagnent, ainsi que la voûte du clocher y adjacente, n'offrent aucun intérêt archéologique. Ce chœur a 5 m. 96 de hauteur, sur 5 m. 36 de largeur et 4 m. 10 de profondeur. Des nervures peu riches, restaurées à diverses époques, sans doute, nous reportent au temps si reculé de leur construction. Le sanctuaire, trop exigu, se termine en forme carrée, de même que les chapelles latérales, dont les toits à l'extrémité, se dessinent en demi-pignons de forme conique, beaucoup plus bas que le galbe principal. Des stalles anciennes, de style Louis XV, meublent le chœur fermé par une balustrade du même ordre; la nef du milieu nous montre une chaire de vérité du même style, assez élégante du reste, chargée d'ornements en relief, et donnée par Pierre Rose et Isabeau Poulet, l'an 1633.
Dans la tourmente révolutionnaire, l'église fut vendue et devint un édifice public qui, tour à tour, servit de club, de salle de danse et de fabrique à poudre. Grâce à l'énergie des habitants de Busnes, la déesse Raison n'y implanta point son culte ignoble. Elle fut rendue au culte le 20 février 1802, 1er ventôses an X de la République. Alors Mme de Corbemont, comtesse de Busnes, lui offrit un calice en argent, ainsi que plus tard, en 1820, Lemerchier de Criminil, curé de cette paroisse, ancien chanoine gradué de la cathédrale de St-Omer; puis un autre calice et une somme de 200 fr. pour, la restauration du chœur.
Une somme de 3,049 fr. 40 fut employée à bâtir une sacristie, sans style, en l'an 1842, et en 1846 on a dépensé 1,800 fr. pour un maître-autel de forme gothique.
Les démagogues de St-Venant venaient de prêcher la montagne dans l'église de Guarbecque, ils se disposaient à faire de même dans celle de Busnes avec l'intention de livrer aux flammes les statues et les images des saints qu'elle contenait ils font appel à leurs frères de ce village, puis le nommé Mayolle se charge de l'exécution de cette œuvre impie Il commence d'abord par vouloir descendre un antique Calvaire fixé dans l'intérieur au haut de la tour, à l'aide d'une corde fixée au cou du Christ il l'arrache, Pt tombe de tout son poids sur le sol. Six dalles du marbre le plus dur sont brisées, et la croix, quoique très ancienne, reste intacte aux pieds du malheureux. Cette espèce de prodige le touche, et alors, soit crainte ou respect, il jure de ne pas livrer ce Calvaire, et encore moins de laisser profaner la maison de Dieu.
Mais ce n'était point ainsi que l'entendaient les révolutionnaires de St-Venant, on en vint donc aux mains. Les patriotes de Busnes, et à leur tête Mayolle converti, armés de bâtons, de fléaux ou d'autres armes plus meurtrières encore, défendent leur église} les femmes munies de vases remplis de cendres jettent à la tête de l'ennemi ces sortes de projectiles. Nous renonçons ici à retracer les diverses phases de ce combat dont la victoire ne fut pas douteuse, mais nous dirons que nos fanatiques de St-Venant, peu soucieux de perdre la vie, ou de devenir aveugles, cédèrent à nos Jeanne Hachette improvisées, pour fuir à toutes jambes, après avoir laissé quelques-uns des leurs sur le champ de bataille. C'est par ce stratagème hardi, que l'église de Busnes dut sa conservation, à cette époque si malheureuse. On voit quelques restes d'une large bande noire sur le pourtour de ce monument, ornée de l'écusson seigneurial presque effacé, il nous rappelle l'antique famille des comtes de Busnes qui, l'an 1499,1comptait, parmi ses membres « messire et maître Philippe de Busnes, » prêtre doyen, chanoine de Lens, d'après Estienne Le Pez, et dont la seigneurie, suivant le Père Ignace, appartenait à la maison de Corbemont, l'an 1745..
Brantome, dans ses mémoires, cite un comte de Roeux, seigneur de Buenne qui y fut enterré. Plusieurs générations de ses anciens maîtres sont donc là, dans le caveau de famille, près de la petite porte d'entrée et reposent ainsi sous les dalles de leur chapelle funèbre.
Le village de Busnes avait une coutume en 1507. Il dépendait du bailliage d'Aire.
D'après les recensements de 1846 et de 1851, il y a les rues et hameaux de la Merquellerie, de la Pierrière, de l'Epinette, de la Bruneric, de Lalleau, du Château, de l'Eclème, rue Basse, et la Hollanderie. Il y a aujourd'hui 1576 habitants.
Histoire tragique
Plus que toute autre "province", l'Artois, du fait de sa situation géographique, fut de tous temps le théâtre de très nombreuses invasions, guerres, sièges ou pillages: les Barbares, les Flamands, les Anglais, les Espagnols, les Français, les Allemands traversèrent à de multiples reprises nos campagnes. Plus récemment, les guerres du XXème siècle n'épargnèrent pas les villageois.
La grande guerre de 1914 à 1918:
Au cours de laquelle 36 busnois sont morts au champ d'honneur. Le monument aux morts a été érigé dans l'ancien cimetière en 1920 pour honorer leur mémoire.
Durant cette guerre, les allemands vinrent jusqu'à Robecq, Busnes fut épargné mais le village évacua au printemps de l'année 1918 pendant un mois.
Retenons qu'en 1918, l'avance allemande ne fut stoppée qu'à quelques kilomètres du village.
Militaires morts pour la France 1914-1918 (36 morts) : BONNET Alphonse, DUFOUR Paul, HUE Elie, PONCHEL Jean, BOURGEOIS Florentin, DUHAMEL Joseph, LECLERCQ Jules, QUESTE Emile, CANESSE Norbert, DURIEZ Jules, LEGAL Adrien, QUESTE François, CANESSE Paul, FACHAUX Henri, LESCHAEVE Constantin, RICOUART Marcel, DEGRUGILLIERS Joseph, FARDEL Clément, LEVECQUE Fernand, RISCHEBE Abel, DELASSUS Louis, FLAMENT Jules, DE LOISNE Pierre, ROUSSEL Sadi, DELOBEL Victoric, FOSSE Léopold, MARICHEZ Arsène, ROUTIER Joseph, DESQUESNES Robert, HANIQUE Louis, MARIEN Joseph SOOTS Jules, DIETTE Marcel, HOUBART Paul, PERARD Charles, TARTAR Louis
Militaires anglais morts pour la France (9 morts) : BARRIE Willian, BLACKBURN John Arthur, CLARK Charles John, FOSTER Arthur CEDRIC, HILL George Henry, INNES John, LOVECY Stzphen George, MONCUR Harry, REDMAN Charles. (Source: The Commonwealth War Graves Commission)
La seconde guerre mondiale de 1939 à 1945:
Les allemands arrivèrent à Busnes le mercredi 22 mai 1940 et y restèrent jusqu'au 3 septembre 1944. Pendant cette période de nombreux busnois furent retenus prisonniers en Allemagne. Durant cette guerre six busnois sont encore tombés au champ d'honneur.
Militaires morts pour la France 1939-1945 : LAVERSIN Marcel, RICOUART André, DURIEZ Abel, DELARRE René, LEGRAND Henri, CALONNE François.
La guerre d'Algérie 1959-1962 :
Cette guerre mobilisa encore des jeunes de Busnes qui durent aller se battre en Algérie.Trois busnois sont encore tombés au combat. Les noms de tous ces héros morts au champ d'honneur sont inscrits sur le monument aux morts.
Militaires morts pour la France 1959-1962 : BIZET Jean (1957), CLERBOUT Joseph (1958), COULON Michel (1958)

Histoire de paysans
Pendant de très nombreux siècles, l'agriculture fut la seule source de richesse. Le dur travail de la terre a rythmé la vie de nos ancêtres. Avant la révolution française, le château du Quesnoy dominait toute cette campagne paysanne. L’album de Cröy de 1600 présente un édifice médiéval, réutilisé plus tard en "maison de plaisance".


Histoire d'eau
Histoire sacrée : Les Chapelles
Témoins "vivants" de la foi de nos anciens, 10 chapelles jalonnent le village et ses hameaux. La plus ancienne "Notre Dame du Bon Secours" au croisement de la Flandrie et de la Miquellerie est datée de 1770 .
Notre Dame des Ardents

celle-ci se situe Rue De Lillers. Le culte de Notre-Dame des Ardents date de 1105, où une terrible épidémie de mal des ardents, connue sous le nom de feu infernal ravage la ville d'Arras. La Sainte-Vierge apparaît alors à deux ménestrels. Une mission leur est confiée : celle d'apporter un remède aux souffrances endurées par les malades. Le Dimanche de pentecôte 28 mai 1105 eut lieu le miracle
Notre Dame Des Ardents

celle là se situe rue de Cantraine à l'Eclème. On y trouve à l'intérieur une statue en plâtre de la Sainte-Vierge offerte par M. Désiré Dessaintjean qui l'avait rapportée de Lourdes en remerciement pour avoir échappé à un accident qui avait failli lui être fatal.
Notre Dame de Lourdes

Elle se trouve rue de Saint-Venant.
Les fondateurs (sans doute la famille Leclercq-Féron), avaient perdu deux fils dans une épidémie de choléra et de fièvre typhoïde. Ils promirent de construire une chapelle si le troisième fils, marié, lui aussi atteint de maladie, échappait à la mort...et le fils guérit, Notre-Dame de Lourdes fût alors construite.
Notre Dame Auxiliatrice

Elle est située rue de Guarbecque au lieu-dit "Le Touquet"
On prétend que la chapelle Notre-Dame Auxiliatrice protège des orages.
St Antoine de Padoue

L'Oratoire est situé Rue de Guarbecque. L'appellation Saint Antoine de Padoue vient peut-être du désir de la famille de voir l'un des siens retrouver la santé. Mais la maladie a néanmoins pris le dessus et le malade est décédé. Saint Antoine de Padoue est le saint des objets perdus mais également le saint thaumaturge (faiseur de miracles). Il se rend à Brive en 1226, où Notre-Dame du Bon Secours lui apparaît.
Notre Dame du Bon secours

Celle-ci se trouve au croisement de la Flanderie et de la Miquellerie.
D'après la tradition, la chapelle aurait été construite par les jeunes gens du quartier, probablement lors d'une épidémie de peste.
Notre Dame Du Bon Secours

Celle là se situe rue du Château.
A l’ origine, la chapelle Notre-Dame du Bon Secours a été construite par une famille de Busnes pour remercier la Vierge de la protection dont avait bénéficié l'un de ses fils qui avait participé aux guerres napoléoniennes.
Notre Dame de la Salette

Elle est située rue Dellaleau en face du terrain de sport. La statue de la Vierge en compagnie des deux enfants Maximin et Mélanie, les bergers de Salette, met en valeur l'autel. e.

La chapelle du Quesnoy - XVIIIème siècle
Aujourd'hui le château de BEAULIEU a presque entièrement disparu. Seul vestige du temps, la chapelle du Quesnoy (rénovée).
Les restes de cet édifice sont le fruit de deux châteaux; l'un médiéval, l'autre du début du XVIIe siècle. Le Château médiéval était une belle construction rectangulaire. L'ancienne demeure du Quesnoy fut remplacée au début du XVIIe siècle par un édifice en pierre et en brique. Il fut construit par Claude Croÿ, comte de Roeulx. Il devint même en 1610, le chef-lieu des fiefs de la mairie, de la Ruterie et du Quesnoy.
Au fil du temps, il devint la propriété de la Comtesse de Puységur, née Cochet de Busnes. La chapelle remonte, quant à elle, au XVIIIe siècle et fait donc partie du deuxième château.
Aujourd'hui, l'édifice est ce qui reste du château qui a brûlé en 1898. On remarque tout d'abord les restes d'un mur d'enceinte en briques et en pierres.
Deux colonnes de pierre placées à deux endroits différents indiquent les entrées passées. Il reste également une chapelle située sur une motte entourée de douves encore emplies d'eau. Ce sont les douves du château.
Le style de la chapelle accuse très nettement le XVIIIe siècle par sa façade en pierre comportant un fronton triangulaire qui surmonte une porte dont l'arc est surbaissé.
Sur l'autel se situe une statue de la Vierge, Notre-Dame-de-Montlugeon qui était priée le jeudi de l'Ascension, jusqu'à ces dernières années.
Histoire sacrée : L'église

Vers l'an 1200: Construction de l'église de Busnes qui allait passer près de 7 siècles avant d'être démolie en 1870. Cette église se trouvait au même endroit que celle qui se dresse aujourd'hui au centre du bourg.
L'église: la première forteresse
Tout au long de ces siècles, l'église allait servir à la fois de lieu de culte et de refuge.
En 1346, pour se venger, faute d’avoir assiégé la ville de Béthune, des bandes flamandes, commandées par Oudart de Renty, pour se venger, saccagèrent les villages voisins et particulièrement Busnes.
Les habitants, affolés, s'étaient réfugiés dans l'église comme dans un fort, afin de se protéger et aussi de mieux résister aux attaques.
En 1383, les Anglais, à travers des courses folles dans la région, pillèrent et saccagèrent le village.
En 1519, l'église, fortement abîmée, fût reconstruite.
De 1537 à 1543, les Espagnols et les Français vinrent à leur tour; ils détruisirent et pillèrent.
En 1655, ce furent, au temps des guerres de religion et d'Espagne avec la France, des incendies et des destructions terribles.
L'église qui avait été sérieusement brûlée, avait été réparée et en 1870, au moment de sa démolition, il était encore possible de voir sur les murs les plus vieux, des traces de ces dévastations.
La révolution
Durant la tourmente révolutionnaire, en 1793, des "démagogues" de Saint-Venant décidèrent de venir à Busnes pour brûler les statuts, les images des Saints...
Les patriotes de Busnes résistèrent vaillamment et empêchèrent ainsi une nouvelle destruction.
Lors de le Révolution Française, l'église fût vendue et devint un édifice public, qui, tour à tour, servie de club, de salle de danse et de fabrique à poudre.
Ce n'est qu'en 1802, qu'elle fût rendue au culte (très exactement le 20 février).
L'église actuelle a été construite entre 1870 et 1880, dans le style gothique. Elle a trois nefs, des bras de croix, un chœur à chevet plat, terminé par trois fenêtres ogivales surmontées d'une belle rosace.
Les bras de croix sont également terminés par trois fenêtres et une rosace.
L'église est bâtie en briques avec des colonnes, colonnettes et encadrement aux fenêtres en pierre de Creil. Les voûtes sont en briques avec des cordons en pierre.
L'ensemble harmonieux a été conçu par Monsieur Normand, architecte à Hesdin.
La construction a été réalisée par une entreprise de Busnes, l'entreprise des frères Desquennes et les briques ont été fabriquées et cuites avec l'argile provenant du Lieu-dit "le Bicornet", à Busnes.

